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Les risques de la chirurgie esthétique

Malgré les risques de la chirurgie esthétique, rajeunir le visage fait partie des mœurs en Corée

9 avril 2015

En Corée du Sud, la chirurgie esthétique est désormais devenue une pratique courante, malgré les risques potentiels qu’elle fait planer sur les individus. Dans un pays ou la retouche artificielle et le rajeunissement du visage sont aujourd’hui chose courante, les cliniques proposant soins et autres opérations plastiques pullulent et attirent les habitants du pays ainsi que de nombreux touristes. Une femme Sud-Coréenne sur cinq aurait déjà succombé à l’appel du bistouri...

La Corée fait fi des risques de la chirurgie esthétique

Les risques de la chirurgie esthétique du visage en corée

Rajeunir le visage… des jeunes femmes

Ce constat chiffré permet à lui tout seul de dresser le panorama de la pratique de la chirurgie esthétique en Corée du Sud : une femme sur cinq au minimum a déjà eu recours à une ou plusieurs interventions de chirurgie esthétique dans le pays. Ce qui représente 4,9 millions de coréennes sur une population de 24,5 millions de femmes.

Au cœur du système, la capitale Séoul attire de plus en plus d’adeptes du bistouri en quête du rajeunissement de leur visage. Le quartier de Gangnam est assurément La Mecque de la beauté artificielle et le rendez-vous incontournable de milliers de très jeunes femmes que la surenchère du jeunisme ne semble pas inquiéter outre-mesure. Malgré les risques évidents que l’ensemble des techniques de chirurgie esthétique fait courir à une population si jeune et insouciante, le temple de l’agrandissement des yeux ou de l’affinement de la mâchoire connaît un succès toujours croissant.

Dans le métro et dans les rues, les affiches publicitaires n’annoncent pas la sortie du dernier film sur les écrans, ni la promotion d’un concert du dernier groupe de musique à la mode. Non, dans cet état d’Asie Orientale, le sujet qui intéresse les annonceurs concerne la publicité sur les nouvelles techniques et tendances visant au rajeunissement du visage.

De quoi mieux comprendre la réaction paradoxale de cette étudiante qui se confie au New Yorker : "Quand vous avez dix-neuf ans, toutes les filles ont déjà fait de la chirurgie esthétique, donc si vous n’en faites pas, des années plus tard, tous vos amis auront une meilleure allure que vous". 50% des jeunes femmes de 20 ans auraient déjà ainsi connu l’expérience du bistouri…

La République de Corée devant les Etats-Unis !

Malgré ses dangers et ses risques, la chirurgie esthétique ne semblent donc pas effrayer la masse des personnes ayant décidé de confier leurs la jeunesse de leur visage aux chirurgiens plastiques. Car avec 74 actes chirurgicaux pour 10 000 personnes, la Corée du Sud est le pays où le taux d’actes chirurgicaux est le plus élevé au monde ! Loin devant les Etats-Unis ou le Brésil, leaders incontestés de la pratique en volume global d’interventions.

Selon la Société Internationale des Chirurgiens Plastiques et Esthétiques (ISAPS), 20% des femmes âgées de 19 et 49 ans et habitant Séoul ont eu recours en 2012 à une intervention dans le but de rajeunir leur visage. L’opération qui vise le « débridage » des yeux est la plus courue. La tendance n’est cependant pas exclusive à la population féminine puisque la clientèle masculine entrerait pour 15% dans la composition de ce marché très lucratif.

Rajeunissement du visage et autres pratiques de la retouche artificielle

Esprit de compétition et éternelle jeunesse

Comment expliquer encore ce phénomène qui interpelle ? L’engouement sud-coréen pour la chirurgie esthétique s’explique d’abord probablement par la pression sociale intense concernant l’apparence physique dans le pays. Malgré la subjectivité de cet argument, l’objectif des patients consiste sans doute à pouvoir justifier de la meilleure apparence physique possible.

Le très fort esprit de compétition qui anime la mentalité coréenne dans le domaine professionnel peut également expliquer le succès rencontré par les chirurgiens esthétiques, malgré les risques et dangers de la pratique.

Aujourd’hui, trois étudiantes sur dix déclarent ainsi envisager une opération de chirurgie esthétique dans le but de trouver du travail.

Une posture farfelue me direz-vous ? Pas tant que ça au regard des mentalités opérantes dans les services de ressources humaines des grandes entreprises.
75% des recruteurs reconnaissent en effet que l’apparence physique des candidats influence leur décision. Une statistique qui fait froid dans le dos, mais moins encore que cette pratique ahurissante : certaines cliniques proposent des opérations adaptées au profil recherché par chaque entreprise en fonction des critères de beauté en vigueur dans telle ou telle organisation…

Multiplication des opérations malgré les risques de la chirurgie esthétique

Autre phénomène émergeant en Corée du Sud, la propension des femmes entre 40 à 50 ans à se décider en faveur d’un rajeunissement artificiel du visage est en augmentation rapide. De nombreuses mères de familles demandent même à se faire opérer en même temps que leur fille. Les cliniques de chirurgie esthétique ont profité de l’aubaine pour s’engager sur ce nouveau créneau et coller au mieux à la demande : elles proposent des offres spéciales et autres tarifs promotionnels aux jeunes filles qui viennent accompagnées de leur maman !

Dans ce contexte, il n’est donc pas surprenant de voir le nombre d’actes chirurgicaux exploser, les opérations les plus populaires concernant le rajeunissement du visage :

  • rajout d’une double paupière,
  • agrandissement du regard et « débridage des yeux »,
  • modification et lifting du nez à rendre le nez plus proéminent et pointu,
  • rabotage de la mâchoire afin de la rendre plus fine,
  • refonte de l’ovale du visage par un lifting cervico-facial,
  • élévation des coins de la bouche.
Phénomène en pleine expansion malgré les potentiels risques, la chirurgie esthétique du visage est reine en Corée du Sud. Pratique qui soulève quand même une vague de sarcasmes et de moqueries sur les différents réseaux sociaux, tel ce genre de message récurrent : « Dans plusieurs siècles, nos descendants découvriront des corps recouverts de silicone, et ne comprendront pas ».

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