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Traitement des rides au laser, resurfacing : effets secondaires ?

Les risques de la photothérapie par LED associée à la chirurgie esthétique

15 octobre 2015

Si la photothérapie par LED constitue sans aucun doute une solution efficace dans le traitement de certaines pathologies de la peau, son utilisation à visée esthétique peut faire encourir certains risques aux patients. Surtout lorsqu’elle est proposée en complément des techniques de chirurgie esthétique les plus en vogue…

Les bénéfices de la photothérapie par LED

Les risques de la photothérapie esthétique par LED

Un traitement curatif efficace

Utilisée à ses fins premières, la photothérapie par LED s’avère être de prime abord un protocole de soin tout à fait recommandé dans le cas de certaines lésions cutanées telles que l’acné et les troubles de la cicatrisation.

Elle est même parfois utilisée en association avec d’autres techniques telles que le laser et la radiofréquence.

Son fonctionnement consiste en une photo-stimulation de la peau par des ondes lumineuses qui atteignent le cœur des cellules de l’épiderme et du derme.

Ces ondes sont transformées en une énergie qui dynamise les différentes couches de la peau. Celle-ci s’en retrouve régénérée grâce à une production de collagène et d’élastine redynamisée.

La photothérapie par LED, oui mais…

Chaque longueur d’onde agit de manière spécifique sur les cellules de la peau. Employée à bon escient, il va de soi que la photothérapie par LED se révèle tout à fait positive en dermatologie. Elle est indiquée dans les cas suivants :

  • traitement de l’acné ;
  • amélioration de la cicatrisation post-chirurgicale ou post-traumatique ;
  • limitation des phénomènes inflammatoires et de l’hyperpigmentation post-inflammatoire.

Ses bienfaits biologiques sont les suivants :

  • effet anti-inflammatoire sur la peau ;
  • effet réparateur dans la cicatrisation ;
  • effet immunostimulant par sollicitation des lymphocytes T ;
  • augmentation de la production de collagène.

Les abus de la photothérapie par LED ne sont malgré tout pas rares. Ils interviennent la plupart du temps lorsque la technique est détournée de son but thérapeutique pour être utilisée à des fins esthétiques.

Une pratique liée aux risques de la chirurgie esthétique

Les risques liés à l’adjonction des méthodes de chirurgie esthétique

Certains praticiens partisans de la chirurgie esthétique ne se privent pas du potentiel de la photothérapie par LED pour faire miroiter à leurs patients un mirage très tendance : la possibilité de pouvoir rajeunir leur visage et d’avoir une belle beau par le fait d’une exposition temporaire à de simples ondes lumineuses.

Plus inquiétant, les assertions stipulant que la photothérapie par LED se combine parfaitement avec les autres techniques antirides et antiâge artificielles ne sont pas rares. Les injections de comblement et autres peelings au laser optimiseraient de manière exceptionnelle ses effets, malgré les risques de ce type de chirurgie esthétique

À raison de deux rendez-vous par semaine, certains médecins n’hésitent pas à proposer à leurs clients une cure de 8 à 10 séances d’emblée, certifiant que les résultats sur le rajeunissement du visage sont visibles dès la première semaine de traitement.

Au fil des séances de photothérapie du visage, cou et décolleté sont exposés à la LED, la peau deviendrait plus lisse, douce, ferme et tonique, avec un éclaircissement du teint. Il paraît difficile de certifier la véracité de ces informations dans la mesure où aucune étude significative sur le sujet n’a encore été portée à notre connaissance.

Les complications possibles d’ores et déjà connues

À l’instar des différentes méthodes de chirurgie esthétique tels le lifting cervico-facial, les injections de Botox et d’acide hyaluronique ou l’implantation de fils de suspension, la photothérapie par LED fait encourir certains risques aux patients, et notamment l’apparition :

  • de pustules et de bulles stériles (cas assez rares) ;
  • d’ulcérations ;
  • de cicatrices faisant suite à l’ulcération ;
  • de pigmentations disgracieuses lors d’une exposition solaire juste après une séance ;
  • d’allergies (eczéma, urticaire) ;
  • d’une intolérance au glycérol provoquant des troubles du transit de type diarrhée ;
  • de poussées d’acné ou de rosacée.

Attention ! Un bilan cutané est indispensable avant de débuter ce genre de traitement. Des examens ophtalmologique et sanguin peuvent également être prescrits en fonction de votre état de santé. Si vous envisagez de recourir à la photothérapie par LED, n’hésitez pas à les demander à votre médecin car tous les spécialistes ne prennent pas la précaution de passer par cette étape.

La meilleure solution consiste encore à éviter cette pratique pour vous tourner vers des méthodes de rajeunissement du visage plus naturelles.

Si ses bénéfices sont prouvés dans le cas du traitement de certaines lésions de la peau, la photothérapie par LED ne semble pas adaptée aux méthodes de rajeunissement de la peau et n’a rien de naturel. Elle est souvent associée à certaines méthodes de chirurgie esthétique qui ne sont pas sans risque. Par contre, les techniques de photothérapie dynamique non invasives, dans le prolongement de celles par LED, sont utilisées en dermatologie pour le traitement de lésions cutanées précancéreuses et de certains cancers cutanés non mélanocytaires. Elles soulagent souvent les patients d’une opération de chirurgie lourde.

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